Depuis les attentats du 11 Septembre, de nombreux New Yorkais attendent des signes visibles de la sécurité de l’espace publique. Les caméras de surveillance, dont la seule présence suffit à modifier les comportements, sont devenu le symbole de ces poussées sécuritaires. L’aménagement de l’espace publique de la ville doit donc constamment négocier entre ces réalités et le respect des libertés individuelles fondamentales.
“unsafe surveillance” est une installation urbaine dans laquelle le public trouve la possibilité de s’impliquer lui-même dans la surveillance de son territoire, remplaçant les videogiles anonymes. Le port à container de Brooklyn, site sensible et stratégique, est investi par un champ uniforme de caméras de surveillance et d’écrans de contrôle. Le publique est alors libre d’investir ce nouveau territoire d’une multitude d’activité (boite de nuit, skate park, terrains de sport, marché aux puces etc...) ou simplement d’y déambuler.
Sur chaque écran, les images produites par la multitude de caméras du site sont affichées de manière aléatoire, ainsi que les visages de ceux qui observant à distance. En parcourant le “pavillon de surveillance” une télécommande à la main, le visiteur peut observer tous les recoins du site dans un sentiment d’ubiquité. En contrepartie, il se retrouve aussi scruté par d’innombrables caméras qui diffusent son visage à travers le site.

UNSAFE SURVEILLANCE
Lieu: Red Hook, New York
Catégorie: Scénographie
Surface: 896 m² (aire d’étude 19 ha)
Calendrier: Ouvert